Bande à part

mk2 est une société fondée en 1974, qui s’est construite autour de trois métiers : la production, la distribution et l’exploitation de salles. Rythmée par l’engagement politique et culturel de son fondateur Marin Karmitz, dont elle porte les initiales, l’identité de mk2 se distingue par la volonté de donner la parole à ceux qui ne l’ont pas, défendre une vision du monde singulière et créer un modèle d’alternative culturelle unique au monde.

affiche coup pour coupDiplômé de l’IDHEC en tant qu’opérateur, Marin Karmitz est d’abord assistant réalisateur des cinéastes Jean-Luc Godard, Agnès Varda, Jacques Rozier, Yannick Bellon, Pierre Kast. Il réalise en 1964 son premier court-métrage de fiction, Nuit noire Calcutta, d’après un scénario de Marguerite Duras. En 1965 il travaille avec Samuel Beckett à l’adaptation de Comédie. Le film est sélectionné la même année en ouverture de la Mostra de Venise et fera scandale pour sa forme avant-gardiste. Quarante ans plus tard, le film sera primé à la Biennale d’Art de Venise et est aujourd’hui montré dans les musées du monde entier. Le premier long-métrage de Marin Karmitz, en 1967, est Sept jours ailleurs, avec Jacques Higelin, également sélectionné à la Mostra. Après mai ‘68, il réalise deux films : Camarades (1970) et Coup pour coup (1972) qui feront le tour des festivals internationaux. En 1974, Marin Karmitz adjoint à sa propre structure, mk2 Productions, créée en 1967, une structure de distribution : mk2 diffusion.


mk2 bastille notre histoire
mk2 Bastille, 2016, copyright mk2

Face à l’impossibilité de trouver des distributeurs et des exploitants pour défendre ses films dans ce contexte politique, Marin Karmitz ouvre en 1974 le « 14-juillet Bastille » (futur mk2 Bastille). Ce cinéma compte 3 écrans au cœur d’un quartier d’où était absent à l’époque le cinéma d’auteur international, les salles n’y diffusant que du karaté et des films pornographiques. mk2 diffusion lui permet de constituer une ressource de films du monde entier que les circuits traditionnels ne passent pas et qui sont diffusés au « 14-juillet Bastille ». Lieu de vie et de contre-pouvoir où s’organisent de nombreux débats, le « 14-juillet Bastille » pose les fondements du modèle que mk2 développe depuis plus de 40 ans : ne diffusant que des films en version originale, il bouscule la morphologie des salles traditionnelles en intégrant une œuvre de Gérard Fromanger dans le hall, mais aussi une librairie, des lieux d’expositions.


Padre Padrone - Copyright DR-MK2 (4)
Padre Padrone, Paolo et Vittorio Taviani (1977), copyright mk2

Les cinémas « 14-juillet » deviennent à partir de 1974 le moteur de la démocratisation de la version originale à Paris. Le rachat en 1976 du Studio Parnasse, cinéma transformé en trois salles emblématique de l’art-et-essai fondé en 1931 qui devient le mk2 Parnasse, puis du « 14-juillet » Beaugrenelle en 1979 (4 salles, puis 6), permettent à mk2 de s’implanter dans le paysage cinématographique parisien et de défendre un cinéma engagé et protéiforme. mk2 poursuit ses activités de production de long-métrages et acquiert une notoriété internationale en 1977, en obtenant la palme d’or au Festival de Cannes grâce à Padre Padrone, de Paolo et Vittorio Taviani.


Mourir à Trente ans, Romain Goupil (1982), copyright mk2
Mourir à Trente ans, Romain Goupil (1982), copyright mk2

La décennie 1980 consacre l’engagement de mk2 pour défendre une cinématographie de qualité, venue du monde entier. Après avoir produit notamment Le Saut dans le vide de Marco Bellochio (1980) et Sauve qui peut, la vie, de Jean-Luc Godard (1980),  mk2 présente huit films au Festival de Cannes en 1982 et remporte cinq prix, dont la palme d’or pour Yol, la permission, de Yilmaz Güney, le grand prix du jury pour La nuit de San Lorenzo des frères Taviani, le prix du scénario pour Travail au noir de Jerzy Skolimowski et la caméra d’or pour Mourir à trente ans de Romain Goupil.


Une Affaire de femmes, Claude Chabrol (1988), copyright Jacques Prayer
Une Affaire de femmes, Claude Chabrol (1988), copyright Jacques Prayer

Portée par ses succès critiques et en salles, notamment après avoir produit Le Bon plaisir de Francis Girod en 1984, mk2 s’impose dans le cinéma français et produit consécutivement Poulet au vinaigre de Claude Chabrol en 1985 (dont Marin Karmitz produira onze autres films), Mélo d’Alain Resnais en 1986, La Vie est un long fleuve tranquille d’Etienne Chatilliez en 1988 et Au Revoir les enfants de Louis Malle, qui remporte le Lion d’or à Venise en 1986 et sept César en 1988. A cette même année 1988 s’ajoutent les succès d’Une Affaire de femmes de Claude Chabrol, que mk2 a produit, et de Bagdad Café de Percy Adlon, qu’elle a distribué. mk2 devient le premier distributeur français.


Le mk2 Quai-de-Seine, 2016, copyright mk2
Le mk2 Quai-de-Seine, 2016, copyright mk2

Dix ans après le rachat du Paramount Odéon dans le cadre du démantèlement du réseau Parafrance, qui a donné au mk2 Odéon en 1986 (5 salles), mk2 s’installe dans des hangars créés par Gustave Eiffel pour l’exposition universelle de 1878. L’ouverture en 1996 du « 14-Juillet-sur-Seine », qui compte 6 salles au cœur du XIXème arrondissement de Paris, permet à mk2 de développer sa vision du cinéma, à la fois en en faisant un lieu de vie qui revitalise la vie de quartier et comme espace à la croisée des arts, aménagé avec des artistes et des designers. Haut lieu du crack à Paris, le quartier de Stalingrad est déserté dès que la nuit tombe par les commerçants et ses habitants. D’abord chahutées par les jeunes du quartier, les équipes du 14-Juillet-sur-Seine les impliquent dans la vie du cinéma, jusqu’à en faire un lieu de vie de quartier et que chacun se l’approprie. Cette aventure humaine et solidaire débouche sur un film, Petits Frères, de Jacques Doillon, sorti en 1999.


Bleu, Krzysztof Kieslowski (1993), copyright mk2
Bleu, Krzysztof Kieslowski (1993), copyright mk2

Les années 1990 sont aussi marquées par les premières collaborations avec deux des plus grands auteurs de son histoire cinématographique : Krzysztof Kieslowski, dont Marin Karmitz produit la trilogie Trois Couleurs (1993-1995) et Abbas Kiarostami, avec Le Vent nous emportera (1999). mk2 a produit à ce jour quatre autres films de Kiarostami, ABC Africa (2001), Ten (2002), Copie Conforme (2010) et Like Someone in love (2012), et en a distribué deux autres, Five en 2005 et Shirin en 2010. La société unifie toutes ses activités sous le nom « mk2 » en 1998.


Le Dernier Métro, François Truffaut (1980), copyright Jean-Pierre Fizet
Le Dernier Métro, François Truffaut (1980), copyright Jean-Pierre Fizet

Par ailleurs, le catalogue mk2 s’enrichit, avec d’abord l’acquisition en 1999 de la société de production de François Truffaut, Les Films du carrosse, qui permet à mk2 de distribuer les œuvres du réalisateur, puis en 2000 avec l’acquisition d’un catalogue majeur, celui de CIBY 2000, qui compte les films de Mike Leigh, David Lynch, ou encore Emir Kusturica. En 2001, la famille Chaplin confie à mk2 la représentation de tous ses titres. Avec la création en 1999 de « mk2 éditions », les DVD mk2 s’imposent comme la référence de l’édition au niveau mondial, développant un savoir-faire unique dans l’édition de contenus inédits et donnant des clefs de lecture de l’œuvre, pensés avec des réalisateurs et des professionnels du cinéma.  Poursuivant ses activités d’édition, mk2 crée en 2002 son magazine mensuel gratuit Trois Couleurs, consacré à l’actualité cinématographique et culturelle à Paris. La même année, la création de mk2 multimedia (futur mk2 agency) permet au groupe de diversifier ses activités et son positionnement singulier, en déployant son savoir-faire dans les domaines de la publicité et de la communication.


Paranoid Park, Gus Van Sant (2007), copyright mk2
Paranoid Park, Gus Van Sant (2007), copyright mk2

Grâce à ses activités de distribution, et notamment par sa collection « mk2 découvertes », mk2 a pu apporter dans les salles les films boliviens, sénégalais, iraniens, bangladais, sud-coréens, danois, ou encore russes. Au début des années 2000, mk2 obtient la palme d’or avec Elephant de Gus Van Sant en 2003, avant de collaborer ensuite avec lui sur Gerry (2004) et Last Days (2005) en tant que distributeur et de produire Paranoid Park en 2007, prix du 60ème anniversaire du Festival de Cannes. Après avoir produit Code Inconnu de Michael Haneke (2000), mk2 produit l’année suivante son film La Pianiste, qui remporte le Grand Prix au festival de Cannes 2001, ainsi que le prix d’interprétation masculine pour Benoit Magimel et le prix d’interprétation féminine pour Isabelle Huppert, qui sera aussi couronnée pour ce rôle d’un César en 2002.


mk2Bibliotheque_2016_exterieur1_copyrightmk2
mk2 Bibliothèque, 2016, copyright mk2

La première moitié des années 2000 marque un tournant dans l’activité d’exploitation de mk2, avec l’ouverture en 2003 du complexe mk2 Bibliothèque (14 salles, puis progressivement agrandi pour en compter 20 aujourd’hui) et l’inauguration du mk2 Quai-de-Loire en 2005. Le premier compte une boutique, deux restaurants, un café et un bar. Émergeant au cœur d’un quartier en construction, aux pieds de la Bibliothèque Nationale de France, il est entièrement aménagé avec des designers : Martin Szekely y crée un siège pour deux (le Loveseat™), l’éclairage est conçu par Jacques Bobroff et les assiettes du Café Bibliothèque par Sonia Rykiel. Attachée à en faire une passerelle entre toutes les expressions artistiques, mk2 inaugure son cinéma avec une exposition des plus grands artistes de la rue Louise Weiss, épicentre des galeries parisiennes au début des années 2000. Le Quai-de-Loire est lui aussi aménagé avec des artistes et des designers : la boutique a été aménagée par Tsé Tsé et sa façade en néon a été créée par Martial Raysse, où il a installé son oeuvre « Sinéma, les anges sont avec toi ». Une statue de Martial Raysse a aussi été placée en sortie de salles au mk2 Bibliothèque.

A la création de la carte UGC illimité en 2000, mk2 s’associe à Pathé pour créer une offre concurrente de cinéma illimité et ainsi équilibrer le marché parisien. Mais mk2 est expulsé du centre Beaugrenelle et perd l’exploitation des salles du mk2 Beaugrenelle en 2007, qui est cédée à Pathé. mk2 rompt sa collaboration avec Pathé autour de la carte illimité et s’associe à celle d’UGC, donnant ainsi naissance à une carte donnant accès à la meilleure offre de cinéma illimité du monde, ouvrant les portes des plus grands réseaux et des salles indépendantes.

Le Germain Paradisio, 2016, copyright mk2
Le Germain Paradisio, 2016, copyright mk2

Après avoir pris la direction de mk2 en 2005, Nathanaël Karmitz engage mk2 dans la transition technologique, qui devient en 2009 le premier réseau à équiper l’ensemble des salles en numérique. Le pari paye et le mk2 Bibliothèque réalise en 2009 les meilleures entrées en France sur Avatar de James Cameron, premier grand événement 3D du cinéma contemporain. Cette opportunité technologique permet de développer libérer le cinéma de ses contraintes et d’imaginer un autre modèle d’exploitation : première salle privée sur-mesure, le Germain Paradisio voit le jour en 2010. Cette salle propose un large choix de films sur catalogue numérique et 24 places au cœur du quartier de Saint-Germain, dans un lieu luxueux dessiné par India Madhavi. Suivront cinq autres salles sur-mesure, logées dans des lieux atypiques : le Silencio dans un club dessiné par David Lynch (2011), Miss Cinema et Madame Cinema au Palais de Tokyo (2014), une salle au cœur du Musée de la Chasse (2016) et une salle dans l’appartement Sézane (2016).


Tom à la ferme, Xavier Dolan (2012), copyright Clara Palardy
Tom à la ferme, Xavier Dolan (2014), copyright Clara Palardy

La même année, Juliette Binoche remporte le prix d’interprétation féminine à Cannes, pour Copie Conforme, d’Abbas Kiarostami, produit par mk2. 2010 marque aussi la première collaboration de mk2 avec le réalisateur québécois Xavier Dolan,  dont elle distribue Les Amours Imaginaires. Depuis, mk2 a produit Laurence Anyways (2012), Tom à la Ferme (Prix FIPRESCI à Venise, 2014) et Juste la Fin du monde (2016) et distribué Mommy (Prix du jury à Cannes et meilleur film étranger, 2014) en France.


Cinema Paradiso, 2015, copyright HLenie
Cinema Paradiso, 2015, copyright @HLenie

En 2013, mk2 agency, dirigée par Elisha Karmitz depuis 2008, crée le festival de popculture Cinema Paradiso, qui accueille 80 000 personnes sous la nef du Grand Palais, autour du triptyque food-cinema-musique. mk2 propose ainsi de repenser l’avant, pendant et après-séance : en introduisant des jeux, des activités, de la musique, de la gastronomie et de la fête dans l’espace de la salle de cinéma, mk2 lui redonne sa dimension foraine et parie sur l’expérience individuelle au cœur de l’expérience collective.


Le Nervion Plaza à Séville, copyright Cinesur
Le Nervion Plaza à Séville, copyright Cinesur

Quarante ans après sa création, mk2 exporte son modèle de programmation et sa vision du cinéma en Espagne. En 2014, poursuivant son succès économique, mk2 rachète le premier réseau d’Andalousie, Cinesur, qui compte 9 cinémas et 110 écrans, et double de taille. Elle y développe à une échelle régionale le travail de revalorisation de l’espace urbain entamé en 1974 avec le mk2 Bastille à une échelle locale, en misant sur les recettes de son succès à Paris : une nouvelle programmation en version originale, où se mêlent cinémas indépendant et populaires, rétrospectives, festivals et événements culturels.


Au-delà des Montagnes, Jia Zhang-Ke (2015), copyright Xstream Pictures Beijing
Au-delà des Montagnes, Jia Zhang-Ke (2015), copyright Xstream Pictures Beijing

En 2016, mk2 défend, comme à sa création, une autre idée du cinéma » dans tous ses métiers. En témoignent la renaissance du réseau Cinesur après deux ans d’exploitation, le succès en 2015 de la deuxième édition de Cinema Paradiso (80 000 spectateurs au Grand Palais) et son engagement pour promouvoir des œuvres singulières, venues du monde entier. Défendant un cinéma humaniste et universel, mk2 a ainsi porté ces derniers mois à l’international La Loi du Marché de Stéphane Brizé (César du meilleur acteur pour Vincent Lindon et prix d’interprétation à Cannes), ou encore Les Délices de Tokyo de Naomi Kawase. Ses récentes co-productions, Au-delà des Montagnes de Jia Zhang-Ke (2014) et Juste la Fin du monde de Xavier Dolan (2016), sont, elles aussi, le reflet de l’engagement de mk2 auprès de réalisateurs avec qui elle a collaboré plusieurs fois, illustrant sur la scène internationale son statut de maison d’auteurs du cinéma mondial.

Ils ou elles ont été produits par mk2
Jean-Charles Tacchella (1974), Gerhard Schirmbeck et Serge July (1975), Paolo et Vittorio Taviani (1977, 1982, 1985, 1987), Yannick Bellon (1978), Josée Dayan et Malika Ribowska (1979), Marco Bellocchio (1980), Jean-Luc Godard (1981), Jean-Louis Comolli (1981), Ken Loach (1981, 1987), Yilmaz Güney (1982, 1983), Jerzy Skolimowski (1982), Romain Goupil (1982), Patrick Blossier (1982), Francis Girod (1984), Alain Tanner (1985, 1986), Claude Chabrol (1985, 1986, 1987, 1988, 1991, 1992, 1994, 1995, 1997, 1998, 2000, 2002), Jacques Doillon (1985, 1998), Ruy Guerra (1986), Alain Resnais (1986, 1989), Théo Angepoulos (1986), Luigi Comencini (1987), Louis Malle (1987), Etienne Chatiliez (1988), Claire Denis (1988), Pavel Lounguine (1990), Jean-Claude Gallotta (1991), Cédric Klapisch (1992), Lucian Pintilie (1992, 1994, 1996, 1998), Djibril Diop Mambety (1992), Bartabas (1993, 1996), Krzysztof Kieslowski (1993, 1994), Jiri Menzel (1994), Pierre Grange (1995), Mohsen Makhmalbaf (1996, 1997, 1998), Charles Belmont (1997), Arturo Ripstein (1997), Lodge Kerrigan (1998), Samira Makhmalbaf (1998), Abbas Kiarostami (1999, 2001, 2002, 2010, 2012), Jonathan Nossiter (1999), Dante Desarthe (2000), Michael Haneke (2000, 2001), Tareque Masud (2002), Raphaël Nadjari (2002), Philippe Leclerc (2003), Hong Sang-Soo (2003, 2005), Michelle Porte (2003), Serge Frydman (2004), Gus van Sant (2007), Olivier Assayas (2009, 2012), Abdellatif Kechiche (2010), Walter Salles (2012), Xavier Dolan (2012, 2014, 2016), Jia Zhang-Ke (2015)

Ils ou elles ont été distribués par mk2 (non exhaustif)
Miguel Littin (1974), Jorge Sanjines (1974, 1975), Patricio Guzman & Chris Marker (1975), Paolo Pasolini (1976), Luigi Comencini (1976, 1987), Wim Wenders (1976), Rainer Werner Fassbinder (1977, 1979, 1981), Marguerite Duras (1977, 1979), Benoit Jacquot (1977), Marianne Ahrne (1978, 1979), Alain Cavalier (1979), Reinhard Hauff (1979), Satyajit Ray (1979, 1989), Agnès Varda (1982, 1985), Raoul Ruiz (1983), Peter Greenaway (1984), Margarethe Von Trotta (1986), James Ivory (1986, 1987), Nanni Moretti (1987), Percy Adlon (1988, 1989), David Cronenberg (1989), Nicole Garcia (1990), Jean-Claude Gallota (1991), Zhuangzhuang Tian (1991), Hou Hsia Hsien (1997), Ang Lee (1998), Laurent Bouhnik (1998), Kiyoshi Kurosawa (1999), Bahman Ghobadi (2000), Damien Odoul (2001), Khaled Ghorbal (2001), Carlos Saura (2002), Faouzi Bensaïdi (2003), Fatih Akin (2004), Dominique Abel et Fiona Gordon (2006, 2011), Gregg Araki (2005), Jiayin Liu (2005), Miranda July (2005), Gela Babluani (2006), Kim Rossi Stuart (2006), Daniel Sanchez Arevalo (2006), Gavin Hood (2006), Jalil Lespert (2007), Santiago Otheguy (2007), Lenny Abrahamson (2007), Steve McQueen (2008), Mike Leigh (2008), Götz Spielmann (2009), Yorgos Lanthimos (2009), Andra Arnold (2009), Felix Van Groeningen (2010), Tom Dicillo (2010), Thomas Vinterberg (2010), Guillaume Nicloux (2010), Mike Mills (2011), Rabah Ameur-Zaïmeche (2012), Yousry Nasrallah (2012), Marc-Henri Wajnberg (2013), Bruce Labruce (2013), Jonathan Glazer (2014), Stuart Murdoch (2014), Christophe Honoré (2014), Stéphane Brizé (2015,2016), Naomi Kawase (2015,2016), Kôji Fukada (2016)

42 ANS D’HISTOIRE DU CINÉMA

mk2 a produit plus de 100 films, constitué un catalogue de 600 titres des plus grands réalisateurs, de François Truffaut à Charlie Chaplin, et exploite un réseau de 26 cinémas en Europe. Découvrez la saga entrepreneuriale de mk2 en cinquante dates clefs.
1974
1976
1977
1979
1980
1982
1983
1985
1986
1987
1988
1993
1994
1995
1996
1998
1999
2000
2001
2002
2003
2004
2005
2007
2009
2010
2012
2013
2014
2015
2016

1974

Création de mk2 diffusion

Marin Karmitz : « Je crois que ce qui définit le mieux mon travail d’éditeur de films est la volonté affirmée de faire contre. Faire contre les idées reçues, contre les valeurs acquises, contre les idées dominantes, contre la mode, étant entendu que faire contre, c’est également faire pour. Permettre, par exemple, la découverte de cinématographies pas ou peu diffusées, d’auteurs du tiers-monde, défendre la culture européenne – qui invente – face à un cinéma américain – qui copie, commercialise, exploite. »

Cité dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 8

N_1974_mk2Bastille_copyrightmk2

Ouverture du premier « 14-Juillet » à Bastille

« Au 14-Juillet Bastille, on projettera des films traitant des luttes, mais qui convoqueront d’autres moyens d’expression de la contestation : des livres, de la musique, des photographies. Le 14-Juillet Bastille devient aussi un lieu de débat pour des sujets de société et compte une librairie, montée en association avec l’éditeur François Maspero, qui doit finalement abandonner le projet au moment de l’ouverture. Le cinéma devient ce point chaud d’expression des luttes dans la cité, et cela marche suffisamment fort pour que mk2 décline le projet dans d’autres espaces. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 64

N_1976_mk2Parnasse_copyrightmk2

1976

Ouverture du mk2 Parnasse

« Ce cinéma du quartier Montparnasse ouvre en 1930 sous le nom de Studio de Paris et devient en 1931 le Studio Parnasse. Depuis, il n’a eu de cesse de défendre un cinéma engagé et protéiforme (projections suivies de débats, projections de courts métrages). Menacé de faillite, il est sauvé par mk2 qui le rachète en octobre 1976 et en fait un lieu d’accueil des films rejetés ailleurs pour leur manque de rentabilité ou pour leur engagement politique. C’est aussi un bastion de la version originale sous-titrée. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 232

N_1977_PadrePadrone_copyrightDR-mk2

1977

Première palme d’or pour un film produit par mk2 : « Padre Padrone » des frères Taviani

Marin Karmitz se souvient du contexte qui l’a décidé à distribuer Padre padrone : « J’avais eu accès à ce film grâce à Simon Mizrahi, attaché de presse des plus grands metteurs en scène italiens, et à Jacques Robert, cinéphile passionné. La RAI, télévision d’État italienne, l’avait relégué dans ses caves et avait accepté, non sans réticences, de me le confier et d’en assurer le gonflage en 35 mm. Le jury de Cannes, présidé cette année-là par Roberto Rossellini, a préféré Padre padrone à Une journée particulière d’Ettore Scola. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 70
Crédit photo : Padre Padrone, Paolo et Vittorio Taviani (1977) copyright mk2

1979

Ouverture du mk2 Beaugrenelle

« Le Beaugrenelle commence avec quatre salles, puis cinq en 1981, six en 1983. L’idée, là encore, est d’imposer la V.O. dans un quartier où la V.F. règne en maître. La programmation est assez pointue, avec des films comme Les Petites Fugues d’Yves Yersin en 1979 – l’histoire d’un valet de ferme à la retraite qui se paie un vélomoteur et se promène sur des terrains encore inconnus. Sur ce front de Seine vierge de cinéphilie, on cherche à faire naître chez le public un goût pour des courants de cinématographie ambitieuse, comme peut l’être l’école polonaise de Krzysztof Zanussi et Andrzej Wajda. Une orientation art et essai surprenante au sein d’un centre commercial. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 70

1980

mk2 produit « Sauve qui peut, la vie » de Jean-Luc Godard

« Sur la Croisette, c’est l’émeute : le film fait l’événement, mais il est hué en projection officielle et la presse populaire déteste. Marin Karmitz se bat avec un journaliste qui voudrait que Godard arrête le cinéma, des femmes le traitent de pornographe. Cinq mois après, à la sortie du film en salles, le succès est pourtant là. Entre-temps, Marin Karmitz avait développé une stratégie consistant à montrer de nouveau le film aux journalistes, en précisant que Godard avait changé beaucoup de choses. En réalité, le cinéaste n’a pas bougé un plan. Résultat, le film est vu par 233 000 spectateurs à Paris et dans sa région, et il est distribué aux États-Unis, où il marche également très bien, par Zoetrope (la société de distribution de Francis Ford Coppola). »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 66

mourir à 30 ans 2-Michel Recanati Copyright MK2

1982

Reconnaissance internationale avec 8 films en compétition à Cannes et la palme d’or pour « Yol, la permission » de Yilmaz Güney

« En 1982, mk2 présente huit films au Festival de Cannes et remporte 5 prix. La Palme d’or (ex æquo avec Missing de Costa-Gavras) et le prix FIPRESCI reviennent à Yol, la permission, le Grand prix spécial du jury est attribué aux frères Taviani pour La Nuit de San Lorenzo, Travail au noir de Jerzy Skolimowsky remporte le prix du scénario. La Caméra d’or salue le film de Romain Goupil Mourir à trente ans. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 79
Crédit photo : Michel Recanati dans Mourir à trente ans de Romain Goupil (1982), copyright mk2

1983

Sortie du film « Le Mur », de Yilmaz Güney

« Marin Karmitz, qui cache Yilmaz Güney réfugié en France en situation irrégulière pour échapper à la police turque qui le recherche, décide de produire Duvar (Le Mur), l’histoire de jeunes prisonniers humiliés par leurs conditions de détention atroces. Ils décident de se révolter et revendiquent un meilleur sort. À peine sorti de prison, Güney décide d’y retourner par le cinéma. Le tournage est mouvementé. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 83

1985

Premier film avec Claude Chabrol : « Poulet au Vinaigre »

Le film est un succès et inaugure une collaboration au long cours entre le cinéaste et le producteur : douze longs métrages, de Poulet au vinaigre à La Fleur du mal (2002), en passant par Masques (1987), Une affaire de femmes (1989), Madame Bovary (1991), Betty (1992), L’Enfer (1994), La Cérémonie (1995), Au coeur du mensonge (1999) ou Merci pour le chocolat (2000). « La réussite commerciale de ses films me permettait de produire tous les autres, notamment les films iraniens d’Abbas Kiarostami ou de Mohsen Makhmalbaf, souligne Karmitz. Chaque année, je lui donnais la liste des films que j’avais faits grâce à lui. Il a aidé le cinéma mondial. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 84

N_1986_mk2Odeon-copyright-mk2

1986

Ouverture du mk2 Odéon

Claude Villeneuve, aujourd’hui responsable des projections chez mk2, raconte : « Fin 1985, on ne sait pas que mk2 va racheter l’Odéon. On l’apprend à la dernière minute. Marin fait la visite et il nous dit : “Bon. Je sais que vous vous dites que je ne vais pas vous garder. Mais vous êtes sympathiques, vous faites bien votre travail. Si vous voulez rester chez mk2, pas de souci, on vous garde.” Nous on le regarde, interloqués. On ne s’attendait pas à ça. Du coup on répond : “Oui monsieur, que ça nous va.” En revanche, il y en a un qui est parti, avant l’arrivée de Marin. C’était l’ancien directeur de la salle. Il s’est barré en disant : “Je peux pas bosser avec un gars comme ça !” Normal, c’était un royaliste. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 94

N_1986_Mélo_Copyright-DR-MK2

mk2 produit « Mélo », d’Alain Resnais

« C’est avec Mélo, d’Alain Resnais, que, pour la première fois, en 1986, j’ai eu l’impression de maîtriser l’ensemble des contraintes du métier. […] Avant de voir Resnais, j’ai appelé son agent pour lui dire : « […] Je ne peux mettre que sept millions de francs et le film ne peut pas dépasser une heure quarante-cinq ». […] Quand un film dépasse une heure quarante-cinq, les salles de cinéma ne peuvent faire que quatre séances au lieu de cinq. Le manque à gagner dans l’exploitation du film s’en ressent. Mais ce n’est pas la seule raison de cette contrainte : peu de sujets justifient, par leur contenu, de bousculer cette règle de durée. »

Marin Karmitz, dans « Profession producteur, conversations avec Stéphane Paoli » (Hachette Littérature, 2003), page 103
Crédits photos : André Dussolier et Pierre Arditi dans Mélo d’Alain Resnais (1986), copyright mk2

1987

Sacre dans tous les festivals avec Louis Malle pour « Au revoir les enfants »

« Fugace et complexe, la collaboration Louis Malle/mk2 permet au réalisateur de donner naissance à l’un des films piliers de sa carrière. En 1987, le film récolte, en plus du Lion d’or à la Mostra de Venise, sept Césars (dont ceux du meilleur film, du meilleur montage et du meilleur réalisateur) et le prix Louis-Delluc. Il est aussi nommé aux Oscars l’année suivante dans la catégorie meilleur film en langue étrangère. Le succès populaire n’est pas en reste puisqu’il réalise 3,5 millions d’entrées en France. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 98

N_1987_lechene-pintilie

Sortie du film Le Chêne, de Lucian Pintilie

Ce film revient sur la chute du régime de Ceaușescu à travers le personnage de Nela, qui, alors qu’elle doit veiller sur son père mourant, se trouve contrainte de quitter Bucarest pour errer à travers une Roumanie abîmée par la dictature. Marin Karmitz se souvient : « Le Chêne traite de la résistance à la barbarie. La solution de Pintilie : l’humour, les coups, peut-être l’amour. C’est un film violent, rapide, magnifique.» Mais le film n’a pas l’écho escompté par le producteur. Pire, au Festival de Cannes, il doit payer des figurants pour donner l’illusion de la présence d’un peu de photographes autour de la montée des marches.
dans Une autre idée du cinéma, mk2 40 ans après, édité par mk2 Agency, 2015, page 112
Crédits photo : Maia Morgenstern dans « Le Chêne », de Lucian Pintilie (1987), copyright mk2

Une Affaire de femmes, Claude Chabrol (1988), copyright Jacques Prayer

1988

mk2 est le premier distributeur français

Grâce aux 4 millions d’entrées réalisées par La Vie est un long fleuve tranquille d’Etienne Chatilliez, à Une Affaire de femmes de Claude Chabrol ( près d’un million d’entrées) et grâce au bouche-à-oreille autour de Bagdad Café de Percy Adlon, qui réalise plus de 2 millions d’entrées, mk2 devient le premier distributeur français. Cette année-là, mk2 distribue 6 autres films : Ma vie de Chien de Lasse Hallstrom (Suède), Sammy et Rosie s’envoient en l’air de Stephen Frears (Angleterre), Chocolat de Claire Denis (France) qui est aussi produit par mk2, Atlantic City de Louis Malle (France) et Le Temps du destin de Gregory Nava (USA).

Crédits photo : Une Affaire de femmes, Claude Chabrol (1988), copyright Jacques Prayer

1993

« Mazeppa » de Bartabas en compétition à Cannes

Si cette stratégie s’est soldée par un échec commercial, le film reste une grande satisfaction artistique pour Karmitz. Bartabas dit avoir appris comment filmer les chevaux sur Mazeppa : «Comment adapter la grammaire cinématographique aux chevaux ? Que signifie le plan rapproché avec un cheval ? Pour un humain, tu choisis la zone la plus expressive, tu cadres le visage.Le cheval, lui, s’exprime avec les yeux et les oreilles… »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 118

Trois Couleurs : Bleu, Krzysztof Kieslowski (1993)

« Bleu » de Krzysztof Kieslowski triomphe à la Mostra de Venise (5 prix, dont le Lion d’or)

Marin Karmitz : « J’ai rencontré Krzysztof Kieslowski en décembre 1989. Il s’est passé quelque chose entre nous qui ressemble à un coup de foudre. Nous avons longuement parlé de morale, d’éthique, de philosophie, de politique. Pas de cinéma. C’est seulement vers la fin que je lui ai dit que j’aimerais produire un de ses films. Il avait un projet, compliqué, auquel il tenait beaucoup : une trilogie sur le thème « liberté, égalité, fraternité », qu’il appellerait « Bleu, Blanc, Rouge ». Je n’ai pas eu besoin d’en savoir davantage, j’étais prêt à le faire. »

dans « Profession producteur, conversations avec Stéphane Paoli » (Hachette Littérature, 2003), page 135
Crédits photo : Juliette Binoche dans Trois Couleurs : Bleu de Krzysztof Kieslowski (1993), copyright mk2

N_1994_Trois-couleurs-Blanc-Copyright-DR-MK2

1994

Sortie de « Blanc », pour lequel Kieslowski est sacré à Berlin.

« Le deuxième volet de la trilogie de Kieślowski, récompensé à Berlin par l’Ours d’argent du meilleur réalisateur, se concentre sur l’« égalité ». Karol, un coiffeur polonais, se voit imposer le divorce par sa femme, Dominique, alors qu’il est totalement amoureux d’elle. Il tente de retourner en Pologne, ce qui se révèle compliqué, et de reconquérir Dominique, ce qui l’est encore plus. Ce film s’inscrit clairement dans un registre comique, mais n’en reste pas moins acerbe sur les idéaux de notre société. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 220
Crédits photo : Zbigniew Zamachowski dans Trois Couleurs : Blanc de Krzysztof Kieslowski (1994), copyright mk2

N_1995_mk2Beaubourg_copyrightmk2

1995

Ouverture du mk2 Beaubourg

« mk2 a racheté cette salle qui s’appelle le Ciné Beaubourg. Nouvelle décoration et nouvel objectif, en termes de ligne éditoriale, fixé par Marin : faire de cet endroit la première salle de cinéma d’art et d’essai de France. Faire plus encore que ce qui a été fait jusqu’à présent. Le travail va s’articuler autour de deux axes. Celui de la programmation, établie par le programmateur du réseau mk2, et celui de l’animation de la salle, c’est-à-dire s’occuper de la programmation des séances spéciales, des séances en matinée. C’est aussi mettre en place des partenariats artistiques, des cycles, en collaboration avec des théâtres, des opéras, des philosophes, des écrivains. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 123

N_1995_mk2hautefeuille_copyrightmk2

Ouverture du mk2 Hautefeuille

« Depuis 1972, le cinéma de la rue Hautefeuille a connu plusieurs propriétaires. En 1995, mk2 reprend ce lieu et en fait le « petit frère » du mk2 Odéon. Avec sa façade aux allures de muraille, cette salle classée art et essai est un rempart protégeant des oeuvres emblématiques de l’histoire du cinéma. On peut y voir notamment des rétrospectives. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 233
En 2016, le mk2 Hautefeuille devient mk2 Odéon – côté Saint-Michel

N_1995_Trois-Couleurs-rouge_copyright-mk2

Trois nominations aux oscars pour « Trois Couleurs : Rouge » de Krzysztof Kieslowski

Marin Karmitz : « Rouge se déroulait en Suisse. Il a été envoyé aux Oscars par la Suisse mais refusé par les Américains : pour eux, c’était un film français. Le film était apatride : ni français, ni suisse, ni polonais ! Que se passe-t-il alors aux Etats-Unis ? Une pétition des plus grands auteurs et cinéastes américains (Sean Penn, Robert de Niro, Martin Scorsese…) adressée à l’Académie des Oscars, s’élève contre le refus de sélectionner Rouge comme film étranger. Il obtient en outre trois nominations : meilleur réalisateur, meilleur scénario, meilleure photo. […] Le film ne remporte pas de prix, mais cela ne l’a pas empêché de connaître un énorme succès public aux Etats-Unis. »

Marin Karmitz, dans « Profession producteur, conversations avec Stéphane Paoli » (Hachette Littérature, 2003), page 148
Crédits photo : Irène Jacob dans Trois Couleurs : Rouge, de Krzysztof Kieslowski (1995) copyright mk2

N_1996_Quai-de-Seine_copyright-mk2

1996

Ouverture du mk2 Quai de Seine

« Ouvert en 1996, le 14-Juillet-sur-Seine (qui deviendra le mk2 Quai de Seine) est installé dans un ancien hangar conçu par Gustave Eiffel pour l’Exposition universelle de 1878 et utilisé jusque-là par des mariniers. Le bâtiment a été réhabilité, on a conservé sa structure métallique, mais ses murs se sont effacés au profit de larges panneaux vitrés. Sur les côtés, des mots forts de l’histoire du cinéma ornent les murs : « T’as de beaux yeux tu sais », « Atmosphère », « Amarcord »… Le bâtiment, ouvert sur le bassin de la Villette, invite les passants à voir des films. Au début des années 1990, les passants sont rares, on ne traîne pas dans le quartier de Stalingrad passé huit heures du soir. Le travail de terrain paie et mk2 devient un acteur majeur de la réhabilitation du XIXème arrondissement de Paris grâce à l’action sociale et culturelle de son cinéma »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 124

1998

Les cinémas « 14-juillet » deviennent mk2

« Le 29 avril 1998, les salles de cinéma 14-Juillet sont rebaptisées mk2. Pourquoi changer le nom du premier circuit indépendant parisien ? C’est à contrecoeur que Marin Karmitz met fin à cette appellation, par souci d’unité et de clarté vis-à-vis du spectateur. Le travail de production et de distribution de la maison mère participe à la spécificité culturelle de ces salles qui défendent le cinéma là où il est menacé : 1998, c’est l’année des rachats et de l’ouverture des mk2 Nation et mk2 Gambetta. Il faut regrouper ces différents métiers sous la même bannière. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 125

N_1998_mk2Nation_copyright-mk2

Ouverture du mk2 Nation

« Une unique salle qui comptait neuf cents places. Au fil des décennies, les propriétaires et les nouveaux noms se sont succédé : Brunin, Brunin-Variétés, Les Trois Nation… Il prend sa forme actuelle en 1981 avec le rachat d’un garage mitoyen. Repris en 1998, il est rebaptisé mk2 Nation. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 233

N_1998_mk2Gambetta_copyrightmk2

Ouverture du mk2 Gambetta

« À l’origine, le lieu était un théâtre de mille cinq cents fauteuils. Il devient un cinéma, le Gambetta Palace, en 1920. Racheté par Gaumont en 1928, il est ensuite divisé en trois salles, auxquelles s’ajoutent deux nouvelles salles en 1980. En 1998, mk2 acquiert et rénove ce bâtiment dont la façade Art nouveau signée Henri Sauvage est classée monument historique. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 233

N_1999_La-femme-d'à-côté--©-Alain-Venisse

1999

Création de mk2 éditions et acquisition du catalogue Truffaut

« C’est un petit disque de 120 millimètres de diamètre et aux reflets arc-en-ciel qui va permettre à mk2 de redéfinir son identité cinéphile. Nous sommes à la fin des années 1990, et le DVD fait son entrée dans les salons des ménages. Ce support vidéo va donner tout son sens à une formule chère à Marin Karmitz qui définit mk2 comme une société « éditrice et marchande de films ». « Marchand », on comprend, c’est l’affaire de la production et des salles. Mais « éditeur » ? Le terme est plus souvent associé au monde littéraire que cinématographique. Il faut donc bâtir un catalogue comme un sommelier, sa cave : y conserver et y faire vieillir des oeuvres qui prendront une valeur patrimoniale au fil des ans. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 140
Crédits photo : La Femme d’à côté, François Truffaut (1981), copyright Alain Venisse

Le Vent nous emportera, Abbas Kiarostami (1999)

1ère collaboration avec Abbas Kiarostami : « Le vent nous emportera »

Marin Karmitz : « Je n’ai jamais vu cette proximité du cinéma avec d’autres modes de création. Au cinéma, on travaille sur des scénarios, on peaufine, certes, mais on tourne assez vite. On n’a pas cette approche par esquisses successives, du moins pas à ce point. Ce processus rejoint pour moi l’idée que le cinéma est une maison en cours de construction. J’attends d’un metteur en scène qu’il apporte des pierres pour compléter la maison. Non pas pour la terminer, mais pour continuer à la construire et pour que d’autres puissent continuer à la construire. […] Un élément important de notre relation avec Abbas, c’est la langue. Pas le langage. La langue. Je ne parle pas anglais, il ne parle pas français, je ne parle pas le persan, comment communiquer ? […] La relation qui s’est établie entre nous va au-delà des mots. Les mots deviennent porteurs de contenu mais aussi d’intentions, quelque chose de l’ordre de la compréhension mutuelle, qui tient du langage universel. » »

Trois Couleurs no 101, mai 2012, p. 60-61 (propos recueillis par Étienne Rouillon).
Crédits photo : Le Vent nous emportera, Abbas Kiarostami (1999), copyright mk2

N_2000_Secrets&Lies---Copyright-Simon-Mein-(4)

2000

Acquisition du catalogue CIBY 2000 (Leigh, Lynch, Kusturica)

« mk2 développe une réflexion sur le patrimoine cinématographique que l’on peut rapprocher avec celle d’une maison d’édition de livres. mk2 entend constituer un « fonds », dans une perspective de préservation et de transmission de ces films aux nouvelles générations. Des œuvres qui vont profiter d’espaces de diffusion grandissants avec le développement de nouveaux canaux, comme les télévisions payantes ou la multiplication des éditions VHS. L’idée est donc de s’intéresser désormais au contenu tout autant qu’au contenant, par l’acquisition de droits de reproduction et de valorisation d’œuvres. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 140
Crédits photos : Secrets et Mensonges, Mike Leigh (1996), copyright Simon Mein

N_2001_charlie-chaplin_City-Lights---©-Roy-Export-SAS-(4)

2001

Exploitation internationale du catalogue des films de Charlie Chaplin

« mk2 éditeur cherche à transmettre un cinéma rare aux nouvelles générations, à les sensibiliser à ses œuvres charnières, ses moments fondateurs. Le DVD offre des possibilités inédites en termes de contenu, grâce à la navigation par menu autorisant les contenus additionnels. On cherche à mettre chaque film en perspective avec l’histoire du cinéma, soit en compilant des éléments existants, soit en en produisant des nouveaux. Pour l’édition des films de Chaplin, dix metteurs en scène réalisent des suppléments pour offrir leur regard sur cette œuvre, et, dans le même temps, on exhume du matériel oublié, comme le film du frère de Chaplin sur le tournage du Dictateur. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 140
Crédits photo : Les Lumières de la ville, Charles Chaplin (1931) copyright Roy Export SAS

N_2001_La-pianiste---Copyright-MK2-DR

Triomphe à Cannes pour « La Pianiste », de Michael Haneke

« Haneke monte une première version du film, qu’il veut présenter à Cannes. Karmitz et son coproducteur Alain Sarde refusent : « Le film est trop long d’une vingtaine de minutes, alourdi par des scènes répétitives dans l’horreur ou inutilement provocantes 4. » Le réalisateur ne veut couper aucun passage et convainc les producteurs d’envoyer le film à Gilles Jacob et à Thierry Frémaux, qui ne le retiennent pas. Ce refus sauve le film. Gilles Jacob le trouve trop long, Marin en fait part à Michael Haneke qui raccourcit le film et le soumet de nouveau. Cette fois, c’est la bonne. Bingo ! Le film est auréolé de nombreux prix, dont le Grand prix du jury au Festival de Cannes. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 144
Crédit photo : La Pianiste, Michael Haneke (2001) copyright mk2

2002

Création d’une agence de communication et de création de contenus (future mk2 agency)

« Décembre 2010, un stade de foot de Clichy-sous-Bois. Kim Chapiron n’avait pas prévu la neige. Qu’importe, il l’intègre à son histoire. Il filme ce jour-là Enfants de la patrie, le premier volet de son diptyque qui sera complété par Dripping, où l’on retrouve le rappeur Oxmo Puccino et le footballeur Éric Abidal. Les deux courts métrages sont produits par mk2 multimédia pour Nike, qui cherche à communiquer de façon inédite sur le lancement des nouveaux maillots de l’équipe de France de football. Ce rôle de pivot entre des marques et des acteurs de la vie culturelle devient central pour les activités de mk2 multimédia, qui devient en 2012 mk2 agency. L’agence se concentre sur trois domaines : la production de contenu audiovisuel pour les marques, l’organisation d’opérations événementielles et la régie publicitaire. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 157

N_2002_Troiscouleurs

Création de TROISCOULEURS, mensuel dédié à l’actualité des salles, du cinéma et de la culture

« Les premières années, de nombreux lecteurs l’ont appelé « Bleu-Blanc-Rouge » ou « Un, deux, trois couleurs », mais le titre du magazine culturel édité par mk2, c’est bien TROISCOULEURS, du nom de la trilogie de Kieślowski. Le mensuel, dans ses premières années, rapporte les actualités des salles mk2 – débats, cycles de projection, sorties, etc. En 2006, nouvelle formule : l’ambition est de devenir un média légitime dans sa couverture de l’actualité culturelle. Un accord tacite est passé avec le lecteur, numéro après numéro : plus le film a plu à la rédaction, plus sa place est grande dans le magazine. En mettant l’accent sur le reportage et le décryptage, le magazine cherche à se détacher en partie du circuit promo traditionnel qui accompagne la sortie des films, traitée comme point de départ à l’exploration de réalités sociales et culturelles. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 144
Crédits photo couverture du hors-série : Hedi Slimane

N_2003_mk2bibliotheque_copyright-mk2

2003

Ouverture du mk2 Bibliothèque

« La taille et l’ambition du multiplexe cinématographique menacent la cohérence de cet ADN mk2. Le cinéma, lieu de « lumière et de vie », espéré par Marin Karmitz pourrait devenir un temple du pop-corn englouti à la chaîne devant des blockbusters en V.F. Comment conserver son identité ? Le mk2 Bibliothèque doit-il être un second Bastille, un autre Parnasse, un nouveau Beaugrenelle, un Quai de Seine bis ? Ni l’un ni l’autre. Il doit être la synthèse de toutes ses salles, mais aussi de ses films. Le Bibliothèque présente une programmation diverse qui permet ce décloisonnement du cinéma, en l’ouvrant sur toutes les formes d’expression de la culture. Sur ses murs, on expose des œuvres d’artistes ; dans ses salles, on fait dialoguer les disciplines ; le cinéma d’aujourd’hui est célébré avec de nombreuses avant-premières ; le cinéma d’hier est défendu avec des cycles ; les nouvelles générations sont éduquées au cinéma de catalogue. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 146

N_2003_loveseat

Création du 1er fauteuil entièrement pensé pour deux personnes : Le Love Seat™, dessiné par Martin Szekely

« Le jour de l’inauguration du mk2 Bibliothèque, le 19 février 2003, l’ancien maire du XIIIe arrondissement Jacques Toubon est accueilli par une innovation qui devient vite l’icône du lieu : le fameux love seat. Ce fauteuil rouge, créé par le designer français Martin Szekely, est un élégant meuble qui peut, au choix, passer de la banquette deux places à deux fauteuils individuels grâce à un accoudoir rabattable. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 146
Copyright : fauteuil pour deux par Martin Szekely

Palme d’or pour « Elephant », de Gus Van Sant

Chef-d’œuvre mélancolique qui retrace les quelques heures précédant la tuerie du lycée de Colombine, Elephant est le coeur d’une trilogie de l’errance, entamée en 2002 avec Gerry et que le réalisateur américain conclura deux ans plus tard avec Last Days, qui relate les derniers jours de Kurt Cobain. Gus Van Sant se souvient : « Marin Karmitz avait distribué Elephant, et c’est à ce moment-là que je l’ai rencontré. J’avais passé du temps avec lui et sa famille à Paris, au moment de la sortie du film. Comme Marin était non seulement producteur, mais également exploitant de salles, je lui ai demandé s’il aimerait m’aider à tourner Paranoid Park. Il avait entre-temps distribué Last Days. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 152

2004

Ours d’or à Berlin pour « Head on » de Fatih Akin

Il aura fallu vingt ans à l’Allemagne, après Stammheim de Reinhard Hauff, pour remporter un ours à Berlin. Fatih Akin aborde dans ce film, très applaudi lors du festival, les conflits que vivent les jeunes allemands d’origine turque en en Allemagne.

N_2005_Quai-de-Loire_Copyright-mk2

2005

Ouverture du mk2 Quai de Loire

« Dans un ancien entrepôt juste en face du mk2 Quai de Seine, au bord du bassin de la Villette, le mk2 Quai de Loire abrite notamment une boutique qui vend des livres et des DVD. Un petit bateau nommé Zéro de conduite permet de traverser le cours d’eau pour se rendre d’un cinéma à l’autre. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 233

Nathanaël Karmitz prend la direction du groupe

Depuis son entrée chez mk2 en 1997, Nathanaël Karmitz a produit de nombreux films parmi lesquels « 13 tzameti » du jeune talent géorgien Gela Babluani (Lyon du Futur Venise 2005, Prix du Jury à Sundance 2006, Prix Découverte de l’Année aux European Awards 2006), « Paranoid park » de Gus Van Sant (Prix du 60ème Anniversaire à Cannes 2006), « L’heure d’été » d’Olivier Assayas (trois fois primé comme Meilleur Film Etranger par les critiques de Boston, New-York et Los Angeles en 2009), « Copie conforme » d’Abbas Kiarostami avec Juliette Binoche (Prix d’Interprétation au Festival de Cannes 2010), « Vénus noire » d’Abdellatif Kechiche, « Sur la route » de Walter Salles, « Après mai » d’Olivier Assayas, « Like someone in love » d’Abbas Kiarostami, « Au-delà des Montagnes » de Jia Zhang-Ke, « Laurence anyways », « Tom a la ferme », « Mommy » et « Juste la fin du monde » de Xavier Dolan.

2007

mk2 rejoint la carte UGC illimité

A la création de la carte UGC illimité en 2000, mk2 s’associe à Pathé pour créer une offre concurrente de cinéma illimité et ainsi équilibrer le marché parisien. mk2 apprend en 2007 qu’à la suite de la fermeture du centre commercial Beaugrenelle pour rénovation, l’exploitation du complexe cinématographique a été cédée à Pathé : le mk2 Beaugrenelle ne rouvrira pas. mk2 rompt sa collaboration avec Pathé autour de la carte illimité et s’associe à celle d’UGC, donnant ainsi naissance à une carte donnant accès à la meilleure offre de cinéma illimité du monde, ouvrant les portes des plus grands réseaux et des salles indépendantes.

mk2 annonce à Cannes le lancement de sa plateforme VOD

Premier exploitant de cinéma en France à lancer une plateforme VOD, mk2 se différencie de ses concurrents en misant sur un catalogue de 1000 titres de plus d’une dizaine d’éditeurs différents (mk2, FTD, Studio Canal, EPI Diffusion, Family Films…) et proposant une grande diversité de formats (documentaires, films d’animation, courts-métrages, films de charme, conseils de vie pratique…). Cette offre se caractérise par forte éditorialisation : contenu orchestré par le conseiller cinéphile de mk2 VOD, que l’utilisateur peut contacter par un système de tchats, thématiques hebdomadaires (sélections de cinéastes cultes, cycles de comédies, sélection jeunesse, sélections en lien avec l’actualité cinématographique…). Le catalogue est accessible 24h/24 en location par téléchargement progressif, avec autant de visionnage souhaité pendant 48h. A la fin de l’année 2007, mk2 lance sa plateforme communautaire Multimédia, intitulée ONOWA, qui regroupe tous les types de créations multimédias postés par les utilisateurs (vidéos, photos, musiques, illustrations, textes) en s’attachant à lutter contre le piratage.

2009

mk2 est le 1er réseau à équiper l’ensemble de ses salles en numérique

« En 2009, mk2 s’est lancé dans un marathon pour devenir le premier réseau parisien entièrement équipé de projecteurs numériques. Cette année-là, il faut être prêt pour accueillir le 16 décembre le mastodonte qui précipite ce passage au numérique dans le monde entier, Avatar de James Cameron. Nathanaël Karmitz tient son pari dans les délais et voit dans le numérique une opportunité de développement sur un autre front, celui du cinéma sur mesure. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 170

N_2010_GermainParadisio_copyright-mk2

2010

Première salle privée sur-mesure : le Germain Paradisio

« L’endroit est lové sous le café Germain de Thierry Costes. Vingt-quatre personnes peuvent louer la salle pour une durée libre, se retrouver dans cet écrin de cuir bleu « designé » par India Mahdavi, boire un verre ou dîner dans la salle et, bien sûr, voir un film. N’importe lequel parmi un large catalogue de classiques, de films récents et même encore à l’affiche. Une richesse inatteignable par le passé, à l’époque où il fallait mettre la main sur une copie de film au format bobine. « Ce concept de salles privatisées de luxe était inimaginable sans l’émergence de ces nouvelles technologies », estime Nathanaël Karmitz. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 170

N_2012_GrandPalais_copyright-mk2

2012

Ouverture du mk2 Grand Palais

« Unique en son genre, cette salle est logée dans l’enceinte monumentale du Grand Palais. Située au premier étage, ses fenêtres offrent une vue sur la Seine, avant que les stores ne plongent l’endroit dans la pénombre propice à la projection. Elle accueille des projections privées, mais est également ouverte au public le week-end et propose une programmation de grands documentaires, de courts métrages ou de cycles monographiques, ainsi que des films pour enfants en matinée. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 233

N_2014_mk2Bibliotheque-entree-bnf_copyrightmk2

2013

Ouverture de 4 nouvelles salles au mk2 Bibliothèque (entrée bnf)

« L’idée est d’installer le pendant rive gauche du mk2 Beaubourg, en ouvrant, au sein même de la BnF, quatre nouvelles salles à la programmation art-et-essai. Le spectateur y retrouve les Love Seat™ et est accueilli par l’installation lumineuse Relebainturc de Martial Raysse, présentée dans le foyer de la salle de cinéma. Conséquence directe de ce nouveau projet commun aux deux entités, la Bibliothèque nationale bénéficie d’une nouvelle entrée, financée par mk2. Elle l’attendait depuis longtemps, comme le confirmait son président Bruno Racine au magazine Trois Couleurs : « Voilà plus de quinze ans que nous n’avions trouvé aucune utilisation pour ce volume prévu dès le départ pour une activité commerciale. Je me réjouis que celle-ci soit de nature culturelle. »

Trois Couleurs no 115, octobre 2013, p. 130 (propos recueillis par Pékola Sonny).
Crédits photos : Oeuvre de Martial Raysse « Re-le bain turc », mk2 Bibliothèque entrée bnf (2016), copyright mk2

LOGO_CINEMAPARADISO_FOND_BLANC_CMJN

Première édition du festival de popculture Cinema Paradiso, créé par mk2 agency

Cinema Paradiso est l’aboutissement d’une recette mise au point par mk2 agency : s’appuyer sur le savoir-faire de mk2 pour redonner au cinéma sa dimension foraine, en sélectionnant le meilleur des acteurs de la popculture en France et à l’étranger. Baptisée « Cinema Paradiso » en référence au film du même nom, la salle de cinéma éphémère, de la chapelle de Tornatore jusqu’à la nef d’Henri Deglane, réunit quatre-vingt mille personnes autour d’un concept inédit alliant cinéma, concerts, fooding et clubbing.

N_2014_MissCinema_copyrightHLenie

2014

Ouverture de deux salles dans le Palais de Tokyo : Madame Cinema (60 places) et Miss Cinema (25)

« Ces deux salles privées haut de gamme se trouvent en plein cœur du Palais de Tokyo. Madame Cinéma est une salle entièrement équipée de fauteuils pour deux, les célèbres Love Seat™ de Martin Szekély, et possède un équipement pour projection en relief 3D. Mademoiselle Cinéma offre vingt-cinq fauteuils en velours rouge, dotés d’un repose-pied et d’un repose-tête ainsi que d’une petite table où déposer son verre. »

dans Une Autre idée du cinéma, mk2 40 ans après (édité par mk2 Agency, 2015), page 233
Crédits photos : Jean Imbert Cinema Club au Miss Cinema dans le Palais de Tokyo (2016), copyright @Hlénie

N_2014_NervionPalzaSeville_CopyrightCinesur

Acquisition du réseau espagnol CineSur

Fondé par la dynastie Sanchez-Ramade quatre-vingt-deux ans plus tôt, CineSur est un groupe familial, qui est devenu au fil des années un conglomérat dont les diversifications dans l’immobilier et l’électroménager se sont effondrées avec la crise. La holding est en dépôt de bilan et mk2 rachète la branche cinéma qui, avec 9 complexes, 109 salles et 22 000 fauteuils est un acteur majeur en Andalousie. Pour donner envie au public de retourner au cinéma, délaissé par les spectateurs en temps de crise, mk2 exporte ses concepts : version originale, ateliers pour enfants, cycles et conférences.
in Une autre idée du cinéma, mk2 40 ans après [Cinema that matters, forty years on], published by mk2 Agency, 2015, page 233

N_2014_Mommy_-©Shayne-Laverdière

Xavier Dolan Prix du Jury à Cannes et César du meilleur film étranger

« Accrochons-nous à nos rêves, car nous pouvons changer le monde par nos rêves, nous pouvons faire rire les gens, les faire pleurer. Nous pouvons changer leurs idées, leurs esprits. Et en changeant leurs esprits nous pouvons changer le monde. Ce ne sont pas que les hommes politiques et les scientifiques qui peuvent changer le monde, mais aussi les artistes. Ils le font depuis toujours. Il n’y a pas de limite à notre ambition à part celles que nous nous donnons et celles que les autres nous donnent. En bref, je pense que tout est possible à qui rêve, ose, travaille et n’abandonne jamais. Et puisse ce prix en être la preuve la plus rayonnante. »

Discours de Xavier Dolan à Cannes, lors de la réception du prix du Jury obtenu pour Mommy en 2014
Crédits photo : Antoine-Olivier Pilon dans Mommy de Xavier Dolan (2014), copyright Shayne Laverdière

N_2015_CinemaParadiso

2015

Deuxième édition de Cinema Paradiso

Durant onze jours, Cinema Paradiso a accueilli 80 000 personnes sous la Nef du Grand Palais de 19h à 6h du matin. mk2 y a installé deux salles de cinéma de 2 000 places où l’on découvre l’un des 22 films projetés (Kill Bill, Jurassic Park, Top Gun, The Big Lebowski, Orange Mécanique, Les Affranchis…)  avec son casque sans fil, dans un Loveseat™ ou dans un lit. Des babyfoots, des cours de danses, des pistes de bowling et de nombreuses animations sont offertes avant la séance aux spectateurs. Véritable food-court, Cinema Paradiso a sélectionné le meilleur de la street-food et des enseignes locavores. Perché à dix mètres de hauteur, mk2 a créé avec le chef Jean Imbert le premier restaurant gastronomique éphémère dans une salle de cinéma. A l’issu de chaque séance de cinéma, la nef s’est transformée en immense boîte de nuit, s’animant durant tout l’événement au rythme des 52 heures de clubbing (Cerrone, Kitsuné, Recondite, Yard Party).
Crédits photos : Cinema Paradiso au Grand Palais (2015), copyright Victor Malecot pour mk2

N_2015-2016_renovations_OdeonStMichel_copyrightmk2

2016

mk2 rénove son réseau parisien

Le mk2 Odéon Saint-Germain, puis le mk2 Quai-de-Loire, le Parnasse et l’Odéon Saint-Michel (anciennement mk2 Hautefeuille) ont fait peau neuve, laissant toute leur place au design et à la lumière, sur le modèle des Quais et du Bibliothèque. En 2016, mk2 rénove le mk2 Bastille et le mk2 Beaubourg.

benoit-florencon-benoitflorencon-04

mk2 crée premier lieu permanent entièrement dédié à la réalité virtuelle : mk2 VR

Unique au monde, mk2 VR est un nouveau concept de lieu de culture et de divertissement, rythmé toute l’année par une programmation éclectique fidèle à la signature éditoriale du groupe (fictions, documentaires, jeux vidéo, simulations), des contenus exclusifs et des avant-premières. Conçu par mk2 et ouvert en partenariat avec BNP Paribas, mk2 VR est un lieu haut de gamme pensé pour le confort de l’utilisateur, pour faciliter l’expérience et valoriser la création. Espace ouvert et chaleureux avec une vue panoramique sur la Bibliothèque Nationale de France, mk2 VR c’est 12 stations de réalité virtuelle (« VR pods »), qui proposent trois technologies différentes (HTC Vive, Oculus Rift, Playstation VR) et deux simulateurs « full body immersive : le rameur Holodia et le Birdly®.

PASSER L’HISTORIQUE

Notre palmarès

Plus de 600 films au catalogue, 240 nominations, plus de 160 prix, 109 films produits ou coproduits. Découvrez le palmarès des films produits ou distribués par mk2.

cannes
Voir les 43 récompenses

Récompenses obtenues :

cannes

400 COUPS (LES) (FRANÇOIS TRUFFAUT)

PRIX DE LA MISE EN SCÈNE / PRIX OCIC 1959

AMOURS IMAGINAIRES (LES) (XAVIER DOLAN)

UN CERTAIN REGARD : PRIX REGARD JEUNE 2010

ARGENT (L’) (ROBERT BRESSON)

GRAND PRIX DU CINÉMA DE CREATION 1983

CANINE (YORGOS LANTHIMOS)

PRIX UN CERTAIN REGARD / PRIX DE LA JEUNESSE 2009

CODE INCONNU (MICHAEL HANEKE)

PRIX OECUMÉNIQUE 2000

COPIE CONFORME (ABBAS KIAROSTAMI)

PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE (JULIETTE BINOCHE) / PRIX DE LA JEUNESSE 2010

TU NE TUERAS POINT (KRZYSZTOF KIESLOWSKI)

PRIX DU JURY / PRIX FIPRESCI 1988

DOUBLE VIE DE VÉRONIQUE (LA) (KRZYSZTOF KIESLOWSKI)

PRIX FIPRESCI / PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE (IRÈNE JACOB) / PRIX OECUMÉNIQUE 1991

ELEPHANT (GUS VAN SANT)

PALME D’OR / PRIX DE LA MISE EN SCÈNE / PRIX D’ÉDUCATION NATIONALE 2003

FATMA (KHALED GHORBAL)

QUINZAINE DES RÉALISATEURS - PRIX CICAE 2001

FISH TANK (ANDREA ARNOLD)

PRIX DU JURY 2009

GARAGE (LENNY ABRAHAMSON)

QUINZAINE DES RÉALISATEURS - PRIX CICAE 2007

GOÛT DE LA CERISE (LE) (ABBAS KIAROSTAMI)

PALME D’OR 1997

HARMONIUM (KÔJI FUKADA)

PRIX DU JURY "UN CERTAIN REGARD" 2016

HUNGER (STEVE McQUEEN)

CAMÉRA D’OR / PRIX FIPRESCI 2008

JUSTE LA FIN DU MONDE (XAVIER DOLAN)

GRAND PRIX / PRIX OECUMENIQUE 2016

LAST DAYS (GUS VAN SANT)

GRAND PRIX TECHNIQUE 2005

LAURENCE ANYWAYS (XAVIER DOLAN)

UN CERTAIN REGARD - PRIX D'INTERPRÉTATION FÉMININE (SUZANNE CLÉMENT) 2012

LIBERO (KIM ROSSI STUART)

PRIX CICAE 2006

MAZEPPA (BARTABAS)

PRIX VULCAIN DE L’ARTISTE TECHNICIEN 1993

MILLE MOIS (FAOUZI BENSAÏDI)

UN CERTAIN REGARD - PRIX LE PREMIER REGARD / PRIX DE LA PRESSE 2003

MOI, TOI ET TOUS LES AUTRES (MIRANDA JULY)

CAMÉRA D’OR / PRIX REGARD JEUNE / PRIX DE LA SEMAINE DE LA CRITIQUE 2005

MOMMY (XAVIER DOLAN)

PRIX DU JURY 2014

MON ONCLE D’AMÉRIQUE (ALAIN RESNAIS)

GRAND PRIX DU JURY / PRIX FIPRESCI 1980

MOURIR À TRENTE ANS (ROMAIN GOUPIL)

CAMÉRA D’OR / PRIX DE LA JEUNESSE 1982

NUIT DE SAN LORENZO (LA) (PAOLO & VITTORIO TAVIANI)

GRAND PRIX / PRIX DU JURY OECUMÉNIQUE 1982

OISEAU D’ARGILE (L’) (TAREQUE MASUD)

QUINZAINE DES RÉALISATEURS - PRIX FIPRESCI 2002

PADRE PADRONE (PAOLO & VITTORIO TAVIANI)

PALME D’OR / PRIX FIPRESCI 1977

PARANOID PARK (GUS VAN SANT)

PRIX DU 60ÈME ANNIVERSAIRE 2007

PERSONAL SHOPPER (OLIVIER ASSAYAS)

Prix de la mise en scène 2016

PIANISTE (LA) (MICHAEL HANEKE)

GRAND PRIX DU JURY / MEILLEUR ACTEUR (BENOÎT MAGIMEL) / MEILLEURE ACTRICE (ISABELLE HUPPERT) 2001

PROCÈS DE JEANNE D’ARC (ROBERT BRESSON) :

PRIX DU JURY / PRIX OCIC 1962

QUARTET (JAMES IVORY)

MEILLEURE ACTRICE (ISABELLE ADJANI) 1981

RENDEZ-VOUS (ANDRÉ TÉCHINÉ)

PRIX DE LA MISE EN SCÈNE 1985

RETOUR À HOWARDS ENDS (JAMES IVORY)

GRAND PRIX 1992

SAUT DANS LE VIDE (LE) (MARCO BELLOCCHIO)

PRIX D’INTERPRÉTATION MASCULINE (MICHEL PICCOLI) / PRIX D’INTERPRÉTATION FÉMININE (ANOUK AIMÉE) 1980

SECRETS ET MENSONGES (MIKE LEIGH)

PALME D’OR / MEILLEURE ACTRICE (BRENDA BLENTHYN) / PRIX OECUMÉNIQUE 1996

TAXI BLUES (PAVEL LOUNGINE)

PRIX DE LA MISE EN SCÈNE / PRIX OECUMÉNIQUE – MENTION SPÉCIALE 1990

TEMPS POUR L’IVRESSE DES CHEVAUX (UN) (BAHMAN GHOBADI)

QUINZAINE DES RÉALISATEURS - CAMÉRA D’OR / PRIX DE LA JEUNESSE 2000

TOTO LE HÉROS (JACO VAN DORMEL)

CAMÉRA D’OR / PRIX DE LA JEUNESSE 1991

TOUCH OF SIN (A) (JIA ZHANG-KE)

AWARD FOR BEST SCREENPLAY 2013

TRAVAIL AU NOIR (JERZY SKOLIMOWSKI)

MEILLEUR SCÉNARIO 1982

WHISKY (JUAN PABLO REBELLA, PABLO STOLL)

PRIX UN CERTAIN REGARD / PRIX FIPRESCI 2003

berlin
Voir les 13 récompenses

Récompenses obtenues :

berlin

ARGENT DE POCHE (L’) (FRANÇOIS TRUFFAUT)

PRIX OCIC 1976

BE HAPPY (MIKE LEIGH)

OURS D’ARGENT DE LA MEILLEURE ACTRICE (SALLY HAWKINS) 2008

BOCCA DEL LUPO (LA) (PIETRO MARCELLO)

TEDDY AWARD 2009

COUP POUR COUP (MARIN KARMITZ)

PRIX INTERFILM 1972

EUNUQUE IMPÉRIAL (L’) (ZHUANGZHUANG TIAN)

MENTION SPÉCIALE 1991

HEAD-ON (FATIH AKIN)

OURS D’OR MEIILLEUR FILM / PRIX FIPRESCI 2004

KARNAVAL (THOMAS VINCENT)

PRIX ALFRED BAUER 1999

LÉON (LA) (SANTIAGO OTHEGUY) : PANORAMA

PRIX DE LA MEILLEURE PHOTOGRAPHIE / PRIX DU JURY / TEDDY AWARD - MENTION SPECIALE 2007

OXHIDE (JIAYIN LIU)

PRIX FIPRESCI 2005

REVANCHE (GÖTZ SPIELMANN)

PANORAMA / LABEL EUROPA CINEMA / PRIX CICAE 2008

SHAKESPEARE-WALLAH (JAMES IVORY)

MEILLEURE ACTRICE (MADHUR JAFFREY) 1965

TENTATION D’ISABELLE (LA) (JACQUES DOILLON)

PRIX DU PANORAMA 1986

TROIS COULEURS : BLANC (KRZYSZTOF KIESLOWSKI)

OURS D’ARGENT 1994

mostra
Voir les 21 récompenses

Récompenses obtenues :

mostra

13 TZAMETI (GELA BABLUANI)

MEILLEUR PREMIER FILM 2005

APRES MAI (OLIVIER ASSAYAS)

PRIX OSELLA DU MEILLEUR SCÉNARIO 2012

AU REVOIR LES ENFANTS (LOUIS MALLE)

LION D'OR 1987

AVENTURES D’IVAN TCHONKINE (LES) (JIRI MENZEL)

PRIX D’OR DU PARLEMENT ITALIEN 1994

AZUL (DANIEL SÁNCHEZ ARÉVALO)

LABEL EUROPA CINEMA 2006

CARMIN PROFOND (ARTURO RIPSTEIN)

MEILLEUR SCÉNARIO / MEILLEURE MUSIQUE / MEILLEUR DÉCOR 1996

CÉRÉMONIE (LA) (CLAUDE CHABROL)

MEILLEURES ACTRICES (ISABELLE HUPPERT, SANDRINE BONNAIRE) 1995

CHAT NOIR, CHAT BLANC (EMIR KUSTURICA)

MEILLEUR RÉALISATEUR 1998

FATHERLAND (KEN LOACH)

PRIX UNICEF 1986

FAVORIS DE LA LUNE (LES) (OTAR IOSSELIANI)

PRIX DU JURY 1984

I WANT TO GO HOME (ALAIN RESNAIS)

PRIX DU MEILLEUR FILM / PRIX DU MEILLEUR SCÉNARIO 1988

MAURICE (JAMES IVORY)

LION D’ARGENT / MEILLEUR ACTEUR (HUGH GRANT ET JAMES WILBY) / MEILLEUR MUSIQUE

RASHOMON (AKIRA KUROSAWA)

LION D’OR 1951

SHAME (STEVE McQUEEN)

PRIX FIPRESCI / MEILLEUR ACTEUR (MICHAEL FASSBENDER)

SILENCE (LE) (MOHSEN MAKHMALBAF)

PRIX D’OR DU PARLEMENT ITALIEN / PRIX CINÉMA DU FUTUR 1998

SOUFFLE (LE) (DAMIEN ODOUL)

PRIX SPÉCIAL DU JURY / PRIX FIPRESCI 2001

TERMINUS PARADIS (LUCIAN PINTILIE)

GRAND PRIX DU JURY 1998

TOM À LA FERME (XAVIER DOLAN)

PRIX FIPRESCI 2013

TROIS COULEURS : BLEU (KRZYSZTOF KIESLOWSKI)

LION D’OR / MEILLEURE ACTRICE (JULIETTE BINOCHE) / MEILLEURE PHOTOGRAPHIE 1993

UNE AFFAIRE DE FEMMES (CLAUDE CHABROL)

MEILLEURE ACTRICE (ISABELLE HUPPERT) 1988

VENT NOUS EMPORTERA (LE) (ABBAS KIAROSTAMI)

GRAND PRIX DU JURY / PRIX FIPRESCI 1999

cesars
Voir les 17 récompenses

Récompenses obtenues :

cesars

AMOUR EN FUITE (L’) (FRANÇOIS TRUFFAUT)

MEILLEURE MUSIQUE 1980

ANNÉE DES MÉDUSES (L’) (CHRISTOPHER FRANK)

MEILLEUR SECOND RÔLE FÉMININ (CAROLINE CELLIER) 1984

CARLOS, LE FILM (OLIVIER ASSAYAS)

MEILLEUR ESPOIR MASCULIN (EDGAR RAMIREZ) 2011

CÉRÉMONIE (LA) (CLAUDE CHABROL)

MEILLEURE ACTRICE (ISABELLE HUPPERT) 1996

DERNIER MÉTRO (LE) (FRANÇOIS TRUFFAUT)

MEILLEUR FILM / MEILLEUR RÉALISATEUR / MEILLEUR ACTEUR (GÉRARD DEPARDIEU) / MEILLEURE ACTRICE (FANNY ARDANT) / MEILLEURE PHOTOGRAPHIE / MEILLEUR MONTAGE / MEILLEURE MUSIQUE / MEILLEURS DÉCORS / MEILLEUR SCÉNARIO ADAPTÉ 1981

ENFER D’HENRI-GEORGES CLOUZOT (L’) (SERGE BROMBERG, RUXANDRA MÉDRÉA)

MEILLEUR FILM DOCUMENTAIRE 2010

LA VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE (ETIENNE CHATILLIEZ)

MEILLEURE ŒUVRE DE FICTION / MEILLEUR SCENARIO ORIGINAL / MEILLEUR SECOND ROLE FEMININ (HELENE VINCENT) / MEILLEUR ESPOIR FEMININ (CATHERINE JACOB)

MÉLO (ALAIN RESNAIS)

MEILLEURE ACTRICE (SABINE AZÉMA) / MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE (PIERRE ARDITI) 1987

MOMMY (XAVIER DOLAN)

CÉSAR DU MEILLEUR FILM ETRANGER 2015

MOURIR À TRENTE ANS (ROMAIN GOUPIL)

MEILLEURE PREMIÈRE OEUVRE 1983

PIANISTE (LA) (MICHAEL HANEKE)

MEILLEUR SECOND RÔLE FÉMININ (ANNIE GIRARDOT) 2002

RENDEZ- VOUS (ANDRÉ TÉCHINÉ)

MEILLEUR ESPOIR MASCULIN (WADECK STANCZAK) 1986

SAUVE QUI PEUT, LA VIE (JEAN-LUC GODARD)

MEILLEUR SECOND RÔLE FÉMININ (NATHALIE BAYE) 1981

TOTO LE HÉROS (JACO VAN DORMEL)

MEILLEUR FILM ÉTRANGER 1992

TROIS COULEURS : BLEU (KRZYSZTOF KIESLOWSKI)

MEILLEURE ACTRICE (JULIETTE BINOCHE) / MEILLEUR MONTAGE / MEILLEUR SON 1994

TROIS COULEURS : ROUGE (KRZYSZTOF KIESLOWSKI)

MEILLEURE MUSIQUE 1995

VIE EST UN LONG FLEUVE TRANQUILLE (LA) (ÉTIENNE CHATILIEZ)

MEILLEURE PREMIÈRE OEUVRE / MEILLEUR SCÉNARIO / MEILLEUR SECOND RÔLE FÉMININ (HÉLÈNE VINCENT) / MEILLEUR ESPOIR FÉMININ (CATHERINE JACOB) 1989

Logo-Oscars
Voir les 10 récompenses

Récompenses obtenues :

Logo-Oscars

ADIEU AUX ARMES (L') (FRANK BORZAGE)

MEILLEURE IMAGE / MEILLEUR SON 1934

BEGINNERS (MIKE MILLS)

MEILLEUR ACTEUR DANS UN SECOND RÔLE (CHRISTOPHER PLUMMER) 2012

CHAMBRE AVEC VUE (JAMES IVORY)

MEILLEURE ADAPTATION / MEILLEURS DÉCORS / MEILLEURS COSTUMES 1987

ÉTOILE EST NÉE (UNE) (WILLIAM A. WELLMAN)

PRIX D’HONNEUR / MEILLEUR SCÉNARIO 1938

FEUX DE LA RAMPE (LES) (CHARLES CHAPLIN)

MEILLEURE MUSIQUE 1973

MON NOM EST TSOTSI (GAVIN HOOD)

MEILLEUR FILM ÉTRANGER 2006

RASHOMON (AKIRA KUROSAWA)

MEILLEUR FILM ÉTRANGER 1952

RETOUR À HOWARDS ENDS (JAMES IVORY)

MEILLEURE ACTRICE (EMMA THOMPSON) 1993

TABOU (FRIEDRICH W. MURNAU)

MEILLEUR PHOTOGRAPHIE 1931

TEMPÊTE (SAM TAYLOR)

MEILLEURS DÉCORS 1929

sundance
Voir les 6 récompenses

Récompenses obtenues :

sundance

13 TZAMETI (GELA BABLUANI)

PRIX DU JURY 2006

GOD HELP THE GIRL (STUART MURDOCK)

PRIX SPÉCIAL DU JURY 2014

HÉRITAGE (L’) (GELA & TEMUR BABLUANI)

PRIX DU JURY 2007

LONESOME JIM (STEVE BUSCEMI)

EN COMPÉTITION 2005

MOI, TOI ET TOUS LES AUTRES (MIRANDA JULY)

PRIX SPÉCIAL DU JURY 2005

SUNDAY (JONATHAN NOSSITER)

GRAND PRIX DU JURY 1997

Marin Karmitz

« Il a eu la chance de connaître Rossellini, Beckett, Kieslowski, Duras, Kiarostami, Godard. Qu’a-t-il fait de cette chance ? Des films. »

Stéphane Paoli

portrait

Nathanaël Karmitz

Après avoir fondé sa société, NADA, il entre chez mk2 en 1997. Depuis 2005, il assure les fonctions de président du directoire.

portrait

Elisha Karmitz

Elisha Karmitz rejoint mk2 en 2006, en tant que directeur de la publication et de la rédaction du mensuel gratuit TROISCOULEURS. Depuis 2008, il est en charge des opérations de communication et de diversification du groupe mk2. Elisha Karmitz est directeur général de mk2 agency et directeur général de mk2 holding.

portrait

crédits photo header : Marin Karmitz, copyright collection Marin Karmitz
crédits photo bandeau « 42 ans d’histoire du cinéma » : Juliette Binoche dans Trois Couleurs : Bleu de Krzysztof Kieslowski (1993), copyright mk2