Nathanaël Karmitz

Après avoir fondé sa société, NADA, il entre chez mk2 en 1997. Depuis 2005, il assure les fonctions de président du directoire.

En 1992, Nathanaël Karmitz réalise son premier court métrage, L’homme Télé. En mars 1995, il crée NADA, une société de production de court-métrages et d’événements culturels. En 1997, il rejoint mk2 pour développer les activités annexes liées aux cinémas, notamment le mk2 Project Café, dédié à la vidéo d’art, puis il lance en 2000 la filiale mk2 éditions, dont il assume la direction. En 2001, il crée le label mk2 music. De 2000 à 2003 il fait partie de l’équipe de conception du complexe mk2 Bibliothèque, qui ouvre ses portes le 19 février 2003. Il prend ensuite en 2004 la direction du pôle « contenus » du groupe qui rassemble la production de films, la distribution cinéma, les ventes internationales et l’édition.

Like Someone in love, Abbas Kiarostami (2012), copyright Eurospace
Like Someone in love, Abbas Kiarostami (2012), copyright Eurospace

Il est nommé Directeur Général de mk2 en octobre 2005 (devenu président du directoire). Depuis, Nathanaël Karmitz a produit et coproduit de nombreux films parmi lesquels 13 Tzameti du jeune talent géorgien Gela Babluani (Lyon du Futur Venise 2005, Prix du Jury à Sundance 2006, Prix Découverte de l’Année aux European Awards 2006), Paranoid Park de Gus Van Sant (Prix du 60ème Anniversaire à Cannes 2006),  Après Mai et L’heure d’été d’Olivier Assayas (trois fois primé comme Meilleur Film Etranger par les critiques de Boston, New-York et Los Angeles en 2009), Like Someone in love et Copie Conforme d’Abbas Kiarostami avec Juliette Binoche (Prix d’Interprétation au Festival de Cannes 2010), Vénus Noire d’Abdellatif Kechiche, Sur la Route de Walter Salles, Laurence Anyways, Tom à la ferme et Juste la Fin du monde (Grand Prix au Festival de Cannes 2016, César du meilleur réalisateur 2017) de Xavier Dolan, Au-delà des Montagnes de Jia Zhangke (2015) ou encore Cold War de Pawel Pawlikowski (2017).

Il a distribué en France une cinquantaine de films dont Moi, Toi et tous les autres de Miranda July (Caméra d’Or à Cannes 2005), Hunger de Steve McQueen (Caméra d’Or à Cannes 2008), Fish Tank d’Andréa Arnold (Prix du Jury à Cannes 2009), L’Enfer d’Henri-Georges Clouzot de Serge Bromberg (César du Meilleur Documentaire 2010), Shame de Steve McQueen (prix d’Interprétation à Venise 2011) et bien d’autres encore.

Le Germain Paradisio (2016), copyright mk2
Le Germain Paradisio (2016), copyright mk2

Premier exploitant à Paris à annoncer l’équipement intégral en numérique de son réseau de cinémas, Nathanaël Karmitz a toujours été pionnier dans l’avènement de la 3D et de la révolution numérique, notamment en distribuant en France le premier film intégralement conçu pour l’exploitation 3D, Fly to the Moon de Ben Stassen.
En 2010 il a ouvert, au cœur du Quartier Latin, le Germain Paradisio, la première salle de cinéma à la demande, privée et de luxe à Paris. Lové au sous-sol du Café Germain et entièrement désigné par India Mahdavi, une salle qui s’est rapidement imposée comme une référence dans le genre. Suivront l’ouverture en 2011 de la très secrète salle de cinéma du club Silencio puis de la salle mk2 Grand Palais en 2012 et de deux salles au cœur du Palais de Tokyo en 2014, Madame et Miss Cinéma.
En juin 2014, il acquiert le réseau de salles CINESUR, la plus importante chaîne de cinémas du Sud de l’Espagne et premier circuit de salles en Andalousie. De Séville à Cordoue, en passant par Malaga et Tolède, mk2 a acquis un réseau de 9 complexes cinématographiques et 110 salles pour un total de 20 000 fauteuils et près de 4 millions de spectateurs par an.

 

Crédit photo header : Philippe Quaisse pour mk2 (2011)